PME les signaux d’alerte à connaître pour éviter les difficultés financières

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« L’habituel défaut de l’homme est de ne pas prévoir l’orage par beau temps. »

Machiavel – Philosophe (1469 – 1527)

Il est important pour les dirigeants de détecter les signaux avant-coureurs d’une crise pour éviter une situation délicate. Le but étant de disposer de temps et d’avoir les leviers suffisants pour anticiper. L’enjeu pour les chefs d’entreprise est de mettre en place une organisation et les outils pour détecter les signes. La clé est l’anticipation. La recherche d’amélioration continue et le suivi de ses propres indicateurs sont les meilleurs moyens pour se développer, en étant serein.

Les signaux sont les mêmes quelque soit la taille de l’organisation, qu’il s’agisse d’une TPE ou d’une multinationale. En effet, la taille n’est pas une garantie de sécurité. Pour étayer mon écrit, je vous invite à lire l’article des « échos » . Cet article s’intitule : « Le plan de transformation de Kingfisher handicape ses enseignes ». Identifier ces signaux permet de s’adapter aux difficultés, voir de les anticiper.

En tant que consultant en contrôle de gestion, j’aide les PME et Start up à mettre en place les outils de gestion et méthode pour anticiper. Mon rôle est d’alerter et d’assister les dirigeants pour aider l’organisation à se développer. Cet article a pour objet de vous aider en répondant aux questions suivantes : Quels sont ces signaux ? Comment les repérer ? Quels sont les indicateurs ?

La diminution du carnet de commandes

Le carnet de commande est un indicateur de la bonne santé de l’entreprise. En effet, si le carnet de commandes ne cesse de se réduire, il est important de réagir rapidement pour stopper cette tendance. Le risque est que cela affecte à terme la trésorerie. Par conséquent, il est essentiel d’identifier les causes. Elles peuvent être liées à la conjoncture économique ou propres à l’entreprise (commerciaux inefficaces, offre inadaptée au marché, etc.).

La solutions sont peuvent êtres marketing, commerciale (stratégie) et l’innovation (en développant des nouveaux produits), etc.

La baisse importante du chiffre d’affaires

Le Chiffre d’affaires est indicateur simple à maîtriser. Il y a deux types d’alerte à surveiller :

  • Une tendance à la baisse du chiffre d’affaires. Le degré de gravité à prendre en compte est la durée et l’importance de l’érosion du chiffe d’affaires. Il convient de s’assurer que c’est un épiphénomène.
  • Un autre signe est un décrochage des ventes réalisées par rapport aux prévisions. Surtout, si vous avez augmenté les moyens pour répondre aux anticipations. Dans ce cas, il est urgent d’en comprendre les causes et de corriger le tir.

Des solutions rapides existent. L’article « Huit leviers pour doper votre chiffre d’affaires » donne des pistes pragmatiques pour vous aider à retrouver la croissance de votre activité.

La dégradation de la marge et de la rentabilité

L’indicateur seul de chiffre d’affaires est insuffisant. Il doit être analyser avec la marge. En effet, les dirigeants peuvent décider de baisser leur prix pour augmenter le chiffre d’affaires. La conséquence est une détérioration de la marge. Or, une marge trop faible peut mettre en péril l’entreprise.

Il est donc essentiel de suivre la marge sur coût de revient des produits pour piloter la marge globale et donc jouer sur le mix produits.

Les indicateurs financiers à surveiller également sont :

  • La marge commerciale, qui est un élément primordial dans la gestion des sociétés de distribution ;
  • La valeur ajoutée, surtout pour les entreprises industrielles ;
  • L’excédent Brut d’Exploitation ;
  • Le résultat.

La dérive des coûts

Une dérive des dépenses de fonctionnement réduit le résultat de l’entreprise et donc sa rentabilité. Ces frais concernent essentiellement la téléphonie, les assurances, les fournitures de bureau, les frais de déplacements et locations.

Pour réduire ces coûts, les leviers sont :

  • Mettre en concurrence les fournisseurs régulièrement (exemple les assurances) ;
  • Identifier les frais superflus et les supprimer.

La détérioration de la trésorerie

La trésorerie est le nerf de la guerre. Cela semble évident, et pourtant ! Le risque est de minimiser les difficultés sérieuses. Il convient donc d’être vigilant à une trésorerie qui se détériore, au point d’accroître les découvert bancaires, l’endettement financier excessif et le délai de paiement des fournisseurs.

Je vous conseille de surveiller les ratios suivants :

  • Ratio d’indépendance financière (formule : dettes financières / capitaux propres) : il doit être inférieur à 1, au delà le recours à l’endettement est trop important. Le risque est que l’entreprise ne puisse plus faire face à ces échéances.
  • Le taux d’endettement (formule : charges financières / Excédent Brut d’Exploitation) : les charges financières ne
    doivent excéder 33% de l’EBE.

Les problèmes de management

Surtout, il ne faut pas négliger les problèmes de management. Les principaux facteurs sont :

  • Des anomalies dans la communication entre les services, de la direction vers les collaborateurs et inversement ;
  • Des dysfonctionnements dans l’application des directives de la direction ;
  • L’absence de responsabilisation des collaborateurs.

Les indicateurs sociaux à surveiller :

  • L’absentéisme ;
  • Le turn over ;
  • L’évolution du nombre de démissions ;
  • Les arrêts maladies ;
  • ….

En résumé

La vigilance offre la possibilité d’avoir le temps d’analyser la situation et d’identifier les causes pour apporter des solutions adéquates. Pour faire face à une crise, il faut réagir rapidement, mais encore faut-il déceler les signaux. Le mieux c’est d’anticiper.

Or, Il se pose le problème du degré d’information, de la communication régulière et de sa pertinence. Cette problématique diffère selon la structure de l’entreprise.

Surtout, il ne faut pas négliger les problèmes de management (notamment des dysfonctionnements  dans la communication et l’application des directives des dirigeants), aux comportements des collaborateurs (manque de responsabilisations).

L’anticipation est possible à condition d’équiper l’entreprise de solutions informatiques métiers et de gestion. L’autre élément important est l’organisation. En effet, elle doit être souple et en même temps avoir un ensemble de process. Le tout est de trouver le bon équilibre. L’individu est coeur de l’organisation. Il est essentiel de mettre en place un environnement responsabilisant et rassurant.

En conclusion, il faut être alerte et corriger rapidement les dérives, si on veut éviter la banqueroute. Mais j’attire votre attention sur le fait qu’une situation peut vite se dégrader. Si vous avez des questions, n’hésitez à les indiquer en commentaire pour en faire profiter le plus grand nombre. J’y répondrai.

 

Article rédigé et publié par Laurent PHILIPPE consultant en contrôle de gestion – EQUINOXE GESTION FINANCE Solution de contrôle de gestion dans les PME

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