Mise en place du contrôle de gestion

Le contrôleur de gestion éclaire les prises de décisions des dirigeants et manageurs. Sa mission est de collecter, traiter, analyser et communiquer les informations pour aider les dirigeants et manageurs à faire des choix pertinents. Le contrôle de gestion est donc un atout pour une entreprise qui le met en place. En effet, cet outil apporte de la visibilité sur la situation économique d’entreprise, sur des dysfonctionnements et sur des améliorations possibles.

Tenir une comptabilité à jour régulièrement.

Une comptabilité à jour permet d’avoir de la visibilité sur le chiffre d’affaires, les dépenses et donc le résultat en cours d’exercice. Ceci est essentiel au fonctionnement d’une entreprise. En effet, un dirigeant doit prendre des décisions en ayant le maximum d’informations sur la situation économique de sa société. Or, il arrive souvent que le chef d’une petite entreprise attendent 3 mois après la fin d’exercice pour avoir sa liasse et donc son résultat.

Le dirigeant a deux possibilités dont le choix dépend de la taille de l’organisation et des coûts engendrés :

– Soit d’internaliser la comptabilité (recrutement d’un comptable ou secrétaire comptable). C’est la meilleure solution pour mettre en place par la suite un suivi analytique de l’activité ;
– Soit de demander à l’expert-comptable de communiquer mensuellement le compte de résultat (ou une balance). Cette alternative a ses limites pour la mise en place d’une comptabilité analytique.


Il convient également d’adopter le « fastclosing ». Il s’agit d’une démarche permettant de produire régulièrement une situation mensuelle du résultat de l’entreprise. Si l’entreprise est de petite taille, il convient donc de suivre le chiffre d’affaires mensuellement et 20% des charges (en nombre) qui représentent 80% en volume (en €). Il faudra, également, identifier les charges récurrentes.

Créer une comptabilité analytique.

La comptabilité analytique est différente de la comptabilité générale. Leur objectif est différent. La comptabilité générale a un rôle fiscal. La comptabilité analytique permet, pour sa part, de calculer le prix de revient d’un produit, d’un service, d’un projet ou d’une activité. Le processus consiste à affecter des recettes et des dépenses aux différents produits ou aux prestations que vous commercialisez. L’objet est de connaître leur marge. Par conséquent, cela implique de mettre en place une codification analytique. La codification peut se faire par article, chantier, affaire et projet.

Pour rappel :

– Le coût de revient d’un produit ou autre = Coûts d’achat + Coûts de production + Coûts de distribution

– La marge sur coût de revient d’un produit ou autre = Prix de vente – Coût de revient


Certaines charges sont facilement imputables à un article ou à une affaire, par exemple. On parle en contrôle de gestion de charges directes. Or, d’autres dépenses sont difficilement attribuables. Dans ce cas, on parle de charges indirectes. Ces dernières sont réparties en utilisant une clé de répartition.

Il existe plusieurs approches pour calculer le coût de revient. Pour information, les principales méthodes sont celles des coûts standards, variables, spécifiques ou par activités (méthode ABC)…

Je vous conseille d’être pragmatique. Choisissez la méthode la plus simple, la moins onéreuse et la plus adaptée à votre activité !

A titre d’exemple, imaginons qu’en juin les ventes réalisées s’élèvent à 1000 unités de produit au prix de 5€. En juillet, vous décidez de mettre le prix de vente 4,5€ et que les ventes passent à 1200 unités. La variation volume et prix sont respectivement de 20% et -10%. Par conséquent l’élasticité prix est de -2. Dans cet exemple, la valeur absolue de 2 signifie que les consommateurs sont très sensibles aux prix. Le signe(-) signifie qu’une hausse de prix se traduit par une baisse du volume des ventes.

Mettre en place une organisation et des outils informatiques.

Mettre en place le contrôle de gestion implique de penser l’organisation administrative et le système d’information (CRM, logiciel comptable, et autres logiciels), pour récupérer rapidement les informations. L’objectif est d’avoir le bon équilibre entre les ressources utilisées (temps et argent) et la visibilité nécessaire pour piloter une entreprise.

De plus, le contrôle de gestion s’appuie également sur les services opérationnels. En effet, le dispositif implique d’intégrer des procédures pour récupérer les données. Cela se traduit par un alourdissement du travail des collaborateurs des différents services (commercial, achat et autres).

Qu’il s’agit d’une start-up, d’une TPE, d’une PME, d’une ETI ou d’un groupe, l’organisation a besoin de solutions et d’applications informatiques pour gérer et développer l’activité. Ces solutions concernent la comptabilité, la gestion commerciale, la gestion financière, la paie et les ressources humaines, etc. Le contrôleur de gestion va extraire les données de ces applications, les retraiter, les analyser et les communiquer.
Comment ? En faisant soit des extractions des logiciels pour les retravailler sur Excel (mais cela à ses limites), soit en connectant les applications à un outil décisionnel comme Microsoft power bi desktop ( et c’est gratuit !) En effet, les outils décisionnels comme Power bi permettent d’obtenir des reporting interactifs avec une interface similaire à Excel.

Exemple de reporting

Adopter une démarche d’amélioration continue.

Le contrôle de gestion a une démarche très proche du Kaïzen (amélioration continue). La démarche permet en effet de planifier, faire contrôler et ajuster les actions. En effet, cela consiste notamment à retranscrire la planification des actions dans un budget et de suivre le résultat de ces actions à travers le suivi des reportings.

Pour améliorer la performance d’une activité, il est important d’identifier les facteurs clés de succès d’une entreprise, c’est-à-dire les conditions essentielles pour atteindre ses objectifs. Par la suite, ces facteurs sont déclinés en indicateurs clés de performance. Puis, il convient de mettre en place des reportings (ou tableaux de bord) pour suivre l’évolution de ces indicateurs dans le temps, pour s’assurer de la réalisation des objectifs. À titre d’exemple, ces indicateurs peuvent être :

– commerciaux : nombre d’appels, nombre de rendez-vous….
– métiers : productivité atelier, taux de SAV, délai de fabrication…
– de gestion : trésorerie, délai de facturation, niveau des stocks…

« Anticiper » est essentiel dans la gestion d’une entreprise. Or, le budget est un outil efficace pour aborder cette démarche prévisionnelle. Le processus consiste à fixer de façon chiffrée les objectifs et les moyens nécessaires pour les réaliser. Le budget doit prendre en compte les atouts et des difficultés d’une société. C’est un outil de gestion dynamique qui offre de nombreux avantages pour un manageur et un chef d’entreprise. Effectivement, il permet de :

– piloter la performance de l’entreprise en se projetant dans l’avenir ;
– déléguer les décisions de la direction aux responsables de service ;

– coordonner les centres de responsabilités ;
– motiver les équipes.

Pour conclure:

Le contrôle de gestion vise à assurer la bonne gestion d’une entreprise par l’utilisation d’outils d’analyse. C’est une démarche d’amélioration continue qui apporte de la visibilité sur la performance d’une activité. Il s’agit de récupérer les données, de les retraiter, de les analyser et de les communiquer. Plus l’entreprise se développe, plus le besoin de contrôle de gestion devient vital. La mise en place du contrôle de gestion dans une entreprise se concrétise par une comptabilité à jour, une comptabilité analytique, une organisation administrative adéquate et enfin par l’animation des équipes à travers des indicateurs de performance.

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